31/05/2005

Ils arrivent!

 

Qui ? Les maatjes bien sûr.

Mais c’est quoi un maatje ? Un hareng ? Gagné.

Mais c’est un peu plus compliqué. Le hareng passe l’hiver en eaux profondes. Au printemps, il remonte à la surface et se nourrit abondement de plancton, préparant ainsi sa prochaine reproduction. On va donc pêcher le hareng lorsqu’il est le plus gras, avant la période de reproduction (maatje vient de maagd, qui signifie vierge), puis le mettre en caque.

En quoi? En caque. La caque est une méthode de conservation dont l’invention est revendiquée par les Ostendais et qui remonte au moins au XIVème. On extrait les branchies et une partie des viscères par les joues (kaak) du hareng, puis celui ci va être mis en barrique avec du sel. Au contact du sel, une glande va libérer une substance qui va provoquer la maturation et le goût particulier du maatje.

 


20:33 Écrit par gode | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/05/2005

musée schaerbeekois de la bière 2

Pour les amateurs, le site du musée schaerbeekois de... pardon van t'schoerbeîks beemusee a été traduit en brussels vloms.
Et ce dimanche, se tient le premier concours de mijole.
Une mijole est un bac en bois, dont la partie supérieure est inclinée, perçée d'un trou.en son milieu. Ce jeu trouverait son origine chez les maraichers qui y jouaient au début de siècle dernier dans les bacs qui servaient à couper les épinards (c'est la seule version portée à ma connaissance, donc non recoupée).
Le joueur se tient à 2,50 m de la mijole.
La partie se joue en 6 lancés de 6 jetons par joueur.
Après le lancé des 6 jetons, chaque jeton qui est dans le trou est
comptabilisé  3 points,  ceux qui touchent la ligne transversale 2
points, ceux qui sont dans le bac 1 points et ceux qui sont hors du bac
moins 1 point. Soit pour 1 lancé de -6 à +18 points.
Le vainqueur est celui qui totalise le plus de points après 6 lancés.

23:18 Écrit par gode dans Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/05/2005

Il y a 170 ans, le train...

Malgré la pluie, c'était un jour de fête à Bruxelles le 5 mai 1835. Pour la première fois sur le continent, deux villes allaient être reliées par voie ferrée, Bruxelles et Malines.
La première gare bruxelloise était à l'Allée Verte, et le tout Bruxelles y était réuni pour assister au départ de trois convois. Présence royale, fanfares, coups de canons, foule dense, tout était réuni pour ce jour historique. Les départs des convois étaient séparés d'une heure, pour éviter les accidents. La Stephenson (son concepteur était aussi de la partie), la Flèche et l'Elephant étaient les remorqueurs chargés de tracté les wagons chargés de 500 invités par convoi.
Histoire de Belgique ou histoire belge, évidement, tout ne s'est pas passé comme prévu.
La gare de Malines était à proximité immédiate du canal. Le machiniste de la seconde motrice, la Flèche (ils étaient tous anglais, c'est déjà ça...) s'est trompé dans ses commandes et au lieu de réduire la pression l'a augmentée. Et devait arriver que qui arriva, la loco dépassa la gare et dévala le talus pour finir dans le canal. Les machnistes s'en tireront avec un bain forcé, les passagers ne se seront probablement rendu compte de rien, mais beaucoup d'entre eux ne voulurent pas refaire le trajet de retour en train. Le charoi disponible à Malines fût donc réquisitionné pour ramener ces braves gens à Bruxelles, qui connu un de ses premiers....embouteillage. C'est beau le progrès.


01:00 Écrit par gode dans Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |