23/12/2004

Le "Mata"

J’ai appris avec un brocanteur qui y joue tous les matins place du Jeu de Balle. Lui même a appris ce jeu de son père, il y a plus de 50 ans. C’est une variante du jacquet. Variante bruxelloise? Je n’en sais encore rien.

La seule information que j’ai pu recouper au Vieux-Marché est “Ouille, ça est vieux comme le monde”.

 

Le “matador” est en fait une combinaison de dés, 3 et 4. Une fois les pions déplacés, le joueur peut ensuite jouer un double de son choix et par après, relancer les dés.

Différence aussi au niveau du double. On joue le double de la valeur des dés, plus le double opposé (le total des valeurs de deux faces opposées d’un dé font 7). Par exemple, si on fait un double 5, on avance des pions de 4x5 plus 4x2, mais obligatoirement dans cet ordre.

Petit détail qui a son importance, au cas où on n’a pas la possibilité de faire l’ensemble des déplacements, ceux restant vont à l’adversaire (petite catastrophe lorsqu’il s’agit d’un matador). Mais l’avantage de ces rêgles est que rien n’est perdu avant que le dernier pion soit sortit.

Si vous avez des informations sur l’origine de ce jeu, ou sur les régions où il est joué, merci de m’en informer. Pour ceux qui sont intéressés, on y joue assez souvent le soir au Beermania. Si une petite partie (ou initiation) vous tente... (me prévenir de votre passage).


13:16 Écrit par gode dans Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

21/12/2004

Histoire de fromage...

On en trouve parfois une pâle copie dans la grande distribution, mais ils ne sont plus que 2 dans le Brabant à le fabriquer de façon artisanale. Le fromage de bruxelles est en train de disparaître. La raison, probablement son goût effroyablement salé.

Le fromage de bruxelles était le fromage des pauvres, fabriqué à partir de petit lait, il est affiné dans du sel pendant 4 semaines.

Pour atténuer son goût salé, on l’utilise pour préparer le pottekeis.

Le pottekeis est un mélange d’ettekeis (le fromage de bruxelles), de platekeis (le fromage blanc) et d’oignons, dans certaines recettes, on y ajoute de la gueuze. Il est servi sur une épaisse tranche de pain. On peut le préparer soi-même mais si on préfère se faire servir, on peut aller “chez Roger”, place du Jeu de Balle.

L’ettekeis est également utilisé pour faire du stoump (Bier Circus, Spinnekopke).

Les palais plus sensibles se contenteront d’une tartine de platekeis avec des oignons, des radis et de la ciboulette.

Où trouver du fromage de Bruxelles? Il faut de la chance pour en trouver chez les fromagers, mais le streekproducten centrum de Halle en propose régulièrement.


11:18 Écrit par gode dans Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

17/12/2004

La bière bruxelloise 4 ; la kriek

 La kriek-lambic traditionnelle est obtenue par la macération de cerises (équeutées mais non dénoyautées) dans du lambic. Le lambic fruité sera refermenté en bouteille.

Il était fait usage de griotte ou cerise de Schaerbeek, celle-ci devenant de plus en plus rare, il est fait usage d’autres variétés de cerises du nord. Ces cerises sont acidulées, tout comme le lambic dans lequel elles macèrent. Le résultat ne peut donc être qu’une bière acide. On se souviendra d’ailleurs que le verre de kriek était accompagné de sucre en morceaux que l’on pouvait ou non ajouter à la bière. Le sucre était écrasé directement dans le verre et mélangé à la bière à l’aide d’un stoemper (raison pour laquelle les anciens verres à gueuze ou kriek était plus épais que les autres). Ce sont en général les dames qui ajoutaient du sucre à la kriek. Les hommes se devaient de la boire telle qu’elle.

Pour les krieks “modernes”, plus besoin de stoemper, ni parfois même de fruits. On ajoute à la bière de base (qui n’est pas forcément 100% lambic) du jus, sirop, ou extrait au goût de cerise, on édulcore à souhait, et on obtient une bière au goût de bonbon à la cerise, et tellement sucrée qu’il est impossible de s’en désaltérer. 

On trouve aussi sur le marché des kriek faites à partir de bière blonde ou brune, voire de blanche, mais ce n’est pas le sujet

00:07 Écrit par gode dans bière | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

09/12/2004

Le speculoos

La Saint-Nicolas est l’occasion de parler d’un incontournable en cette période; le speculoos.

Le nom viendrait du latin “species”, qui signifie épice, mais également image. Logique, lorsque l’on sait que le speculoos contient de la cannelle et de la girofle (parfois de la muscade), mais aussi que la pâte est abaissée dans des moules en bois représentant des personnages (comme St-Nicolas, c’est de saison) ou des scènes de la vie populaire.

L’air de rien, le speculoos est le biscuit le plus consommé dans notre pays. Idéal pour accompager le café, il se décline également sous forme de glace et depuis peu.....de bière! (sans oublier ma recette de tiramisu ;0))

Où en trouver? Chez Dandoy, évidement (rue au Beurre 31 à 1000 Bruxelles).

Dans la grande distribution, les déclinaisons de Jules Destrooper méritent que l’on s’y attarde.


12:13 Écrit par gode dans Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

06/12/2004

Salut Raymond

"Raymond la science, "le sorcier", "Raimundo", les surnoms ne manquaient pas à l'un des meilleurs, en tous cas le plus pitoresque, entraineur que le foot belge ait connu. On n'oubliera pas ses expressions toutes bruxelloises, ses mimiques et sa façon inimitable d'écorcher les noms (même ceux de ses propres joueurs). A se demander même comment il a réussi à se faire comprendre à Marseille au point de devenir trois fois champion de France et de remporter une coupe d'europe avec Marseille. Cantonna se souviendra certainement que, alors qu'il refusait s'asseoir sur le banc, Raymond lui proposa de s'asseoir à côté.
Des joueurs de cartes (son dada en dehors du foot) vont se sentir bien seuls du côté du Heysel.

20:25 Écrit par gode | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |