27/02/2010

Coquelets à la Vichtenaar.

Je sais, encore la Vichtenaar. Mais elle fait partie de mes préférées pour cuisiner, donc...

Il y a quelques temps, j'ai posé un postulat; ce qui se fait au vin peut se faire à la bière.

On va donc faire un coq au vin, sans vin et plutôt qu'un coq, j'ai préféré des coquelets de 450-500 gr..

Marinade avec oignons, carottes, céleri, poireaux, ail, bouquet garni et poivre noir en grain, dans une casserole. Pour 2 bestioles il y avait 3 bouteilles de bière (33 cl).
24 heures plus tard, on fait fondre du beurre avec un peu d'huile d'olive dans une casserole. On y fait brunir les coquelets essuyés et très légèrement salés et poivrés. Pendant ce temps, donner un petit coup de chaleur à la marinade (ce qui explique la casserole pour la marinade).
Quand les coquelets sont colorés, déglacer au genièvre, récupérer les sucs et flamber, ajouter la marinade chaude passée au chinois (le fait de l'ajouter chaude évite d'interrompre la cuisson, je trouve que cela améliore le résultat final) et un morceau de sucre pour l'acidité de la bière. Donner un coup de chaleur, puis baisser le feu (très doux ou sur le coin du poêle au charbon pour ceux qui ont la chance d'avoir).
Pendant ce temps, faire rissoler des lardons fumés, réserver et jeter l'excédent de graisse. Dans la même poêle (sans laver, sans rincer), faire sauter les champignons de paris émincés, réserver également.
Environ une 1/2 heure avant la fin de la cuisson, ajouter lardons et champignons.
Avant de dresser, retirer les coquelets, rectifier l'assaisonnement (dans mon cas, un peu de poivre du moulin a suffit), et lier à la farine.
J'ai accompagné le plat de riz basmati et c'était excellent.
En saison, j'ajouterais bien des oignons grelots.

23:32 Écrit par gode dans recettes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/04/2008

Constant

Constant Vandenstock nous a quitté, et on va probablement rendre hommage à celui qui a amené un petit club bruxellois à rivaliser avec les grandes formations européennes. Mais si le foot était sa passion, la bière était son métier. Métier qu’il hérite de son père, Philémon qui en 1913 commence une activité de steeker. En d’autres mots, il achetait du lambic à des brasseurs, puis l’assemblait pour en faire du faro ou de la gueuze. En 1927, il rachète le café Belle-Vue à Anderlecht, avec l’objectif d’avoir un lieu de débit pour ses bières (il ne livrait alors que des particuliers et quelques cafés).

En 1943, Philémon franchit une nouvelle étape, il rachète la brasserie-malterie Frans Vos-Kina, à la rue des Quatre-Vents à Molenbeek.

D’assembleur, il devient brasseur et s’associe avec son fils, Constant, et son beau-fils Oscar Collin. Mais Philémon est arrêté en 1944 puis déporté. Il ne reviendra pas. Constant doit prendre les choses en main. Il sait que servir une gueuze dans les règles de l’art demande du temps, et perçoit que les goûts des consommateurs sont en train de changer. Il va donc adoucir sa gueuze, puis l’édulcorer. Pour éviter que les bouteilles n’explosent, il pasteurise sa bière, puis la filtre et la conditionne en bouteilles de 25 cl capsulées. Il en termine avec le rituel du service, le parton de bistrot peut à présent décapsuler la bouteille et la servir d’un trait sans se soucier du dépôt. Terminé aussi d’entreposer les bouteilles à la cave, elles se contentent du casier. Gain de temps et facilité de transport, la gueuze va quitter Bruxelles et le Payottenland pour conquérir le reste de la Belgique, puis la France et les Pays-Bas. Nous sommes en 1950.

En 52, Constant rachète la brasserie De Coster à Grand-Bigard et en 55 la Brasserie Timmermans à Sint-Pieters-Leeuw, c’est le début d’une expansion qui va durer près de 30 ans. En 69 Belle-Vue reprend les Brasseries-Unies, nées de la fusion des brasseries De Boeck et Goossens et qui avaient repris les dernières brasseries bruxelloises (La Couronne, De Coster-Heymans, Van den Kerckhoven et Toussaint) et une molenbeekoise L & E De Coster. Belle-Vue va s’installer dans les bâtiments de cette dernière, quai du Hainaut.

L’année suivante, Belle-Vue reprend Brabrux (pour BRAsseries BRUXellosies), qui ont également plusieurs composantes ; De Keersmaeker, Van Haelen, Bécasse, Vander Perre…

En 73, Belle-Vue renoue avec la gueuze traditionnelle, abandonnée après la seconde guerre mondiale, en reprenant la brasserie De Neve et construit sa nouvelle brasserie à Zuen. Le paquebot le long du canal ne servira bientôt plus que de lieu d’entreposage.

En échange d’un accord de coopération pour l’exportation, la brasserie louvaniste Artois obtient 43% des parts de la société, mais Constant reste le grand patron jusqu’à ses 77 ans, lorsque Interbrew devient l’actionnaire majoritaire. Sa vie de brasseur s’arrête ici, le reste sera dans les journaux.

 

20:49 Écrit par gode dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/10/2007

A.M Sweet Hmmm

Cela fait un bon moment déjà que j’ai envie de faire un post sur le cuberdon. Problème, où en trouver des bons à Bruxelles ? J’avais repéré une boutique en me balladant dans la rue des Chartreux, restait à y passer durant les heures d’ouverture, c’est quand même nettement mieux pour se rendre compte. Question cuberdon, la dame qui m’a accueilli et moi étions sur la même longueur d’onde, mais on y reviendra plus tard dans un autre post. Voyons d’abord notre boutique, outre les bonbons, on y trouve plein de bonnes choses, des pâtes à tartiner, des biscuits, du pain d’épice, des confitures, du chocolat artisanal… (c’est un point de vente du chocolatier Laurent Gerbaut, là aussi, on y reviendra plus tard) et du thé. Assez logique vu que la maison est aussi un salon … de thé qui sera essayé lors d’un prochain ravitaillement. Plein de choses à goûter donc dans cette petite boutique. En plus des cuberdons qui m’y avaient amenés, j’ai craqué pour d’autres douceurs bien de chez nous ; les petites souris à la réglisse et les lards enrobés de chocolat. Dans certaines circonstances, on retombe bien vite en enfance.

A.M Sweet
Salon de thé-confiserie
Rue des Chartreux 4
1000 Bruxelles

Tél-fax ; 025135131.

 

sweet1

sweet2

26/09/2007

Bière et chanson 6 ; La légende du Roi Gambrinus

La légende du Roi Gambrinus (auteur inconnu)

Il était un roi bon vivant,
Comme on n’en a plus maitenant,
Souverain, dit une légende,
D’un coin de la terre allemande,
Il se trouvait bien à l’étroit,
Dans ce domaine fantastique,
Malgrés son budget chimérique,
Il était heureux comme un roi.
 
Qu’un autre vénère,
L’antique Bacchus,
Moi, je lui préfère,
Le roi Gambrinus,
Qui fait dans mon verre,
Mousser la blonde bière, mousser,
Mousser, mousser, mousser,
Mousser la blonde bière.

Il n’avait ni sceptre ni manteau,
Son trône était un grand tonneau,
Il y montait pour tenir tête,
Aux forts buveurs les jours de fête,
On l’en a vu rouler parfois,
Ce monarque était un rude homme,
Quand il vidait son vidercomme,
C’était le plus heureux des rois.

refrain

Jamais en guerre il n’est allé,
Et ne s’en est que mieux trouvé,
Il préférait à la victoire,
Aimer et chanter, rire et boire,
Il n’a laissé ni code ni lois…
La bière suffit à sa gloire,
Les rois heureux n’ont pas d’histoire,
C’était le plus heureux des rois.

12:09 Écrit par gode dans bière et chanson | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : biere, chanson, gambrinus |  Facebook |

25/09/2007

Bière et chanson 5 ; Le Faro

Le Faro (auteur inconnu)

J’ai bu jadis du vin d’Espagne,
Du chambertin et du champagne,
Enfin, les vins de tous les crus,
Je les ai bus, je les ai bus,
Maintenant ces vins qu’on renomme,
Nectars chéris du gastronome,
Ne me semble que du coco !
Car j’ai bu du faro ! (bis)

Ma femme a l’humeur massacrante,
Si de la maison je m’absente,
Elle me voit soir et matin,
Le verre en main, le verre en main,
Va ! tu peux maugréer quand même,
Ne crois pas que c’est toi que j’aime,
Ma chère, je le dis tout haut,
J’aime le bon faro ! (bis)

Mon oncle Jean se persuade,
Qu’il est souffrant, qu’il est malade,
Pour rien il court plein de terreur,
Chez le docteur, chez le docteur,
De cent drogues il fait usage,
On ne l’entendrait pas je gage,
Se plaindre du moindre bobo,
S’il avait du faro ! (bis)

Cher Edmond, si de la fortune,
L’infidélité t’importune,
Si pour toi le sort un beau jour,
N’a plus d’amour, n’a plus d’amour,
Ah ! ne va pas gémir sans cesse,
Des caprices de ta traîtresse,
Et dire ta plainte à l’écho,
Viens boire du faro ! (bis)

Amis, quand la soif ‘aiguillonne,
Je bois, la raison m’abandonne,
Alors, je me crois pour de bon,
Riche et baron, riche et baron,
Mais par malheur ce n’est qu’un rêve,
Le lendemain quand je me lève,
Je me retrouve à l’Amigo,
Y cuvant mon faro ! (bis)

Messieurs, ce que j’ambitionne,
C’est qu’on trouve ma chanson bonne,
Mais si vous trouvez que mes vers,
Sont de travers, sont de travers,
Ah ! n’en accuser pas ma muse,
Quand je les fis (c’est mon excuse),
Pris sans doute d’un vertigo,

J’avais bu du faro(bis)

21:36 Écrit par gode dans bière et chanson | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : faro, biere, bruxelles |  Facebook |

18/09/2007

Marché du Luxembourg.

Demain, le Luxembourg nous rend visite sur la place qui porte son nom. L'occasion pour les Offices du Tourisme d'essayer d'attier le chaland dans la lointaine province et, c'est ce qui nous intéresse, pour les artisans de nous présenter leurs produits. Et les bonnes choses, ce n'est pas ce qui manque, bières, pains, fromages, miel, charcuteries, maitrank, pâté gaumais et le seul, le vrai, le labellisé jambon d'Ardenne.
Pour ceux qui ont manqué Bruxellensis, possibilité de scéance de rattrapage pour la brasserie de la Rulles (l'Estivale est à essayer absolument), de rencontrer la brasserie Saint-Monont, Sainte-Hélène, de Bouillon... et de redécouvrir l'incomparable Orval.
Que demain soit donc l'occasion d'une ballade au Luxembourg, bon air et vastes forêts en moins, et d'en ramener de quoi se régaler durant quelques jours. 

21ème marché du Luxembourg

Place du Luxembourg à Ixelles, le 19 septembre de 08 à 18 heures. 

12/09/2007

Bière et chanson 4 - Saint-Arnould

Saint-Arnould

(auteur inconnu, retrouvé dans le Moniteur de la Brasserie du 26 juin 1859) 

Noé futur grand vigneron,
Car c’est lui qui planta la vigne,
Ah ! s’il n’est pas notre patron,
Il en était pourtant bien digne,
Dieu qui connaissait notre goût,
Pour chanter, rire et boire un coup, 

Et qui veille à tout,
Dit à St-Arnould,
Fais leur une liqueur,
Pour réjouir le cœur,
Et la boisson de Saint-Arnould,
Fit aussitôt glou glou (bis)
Et voilà comment tout à coup,
Notre patron fut Saint-Arnould,

Saint-Arnould cueilli du houblon,
Et puis il fut à la rivière,
Puiser avec un grand poëlon
De l’eau pour emplir sa chaudière,
Ensuite il mit du froment,
Qu’il fit bouillir lentement,

Et voilà comment,
Il fit sainement,
Cette bonne liqueur,
Et réjouit le cœur,
C’est la boisson de Saint-Arnould,
Qui fait le plus joli glou glou (bis)
Allons amis ! buvons un coup,
A la santé de Saint-Arnould.

Voilà comment il devint brasseur,
Et qu’il nous fit ce bon jus d’orge,
Qui nous plait tant par sa douceur,
Et qui nous rafraîchit la gorge,
Le bon dieu, quand il l’eut goûté,
Aussitôt l’a félicité,

D’avoir inventé,
Pour notre santé,
Cette bonne liqueur,
Qui réjouit le cœur,
C’est la boisson de Saint-Arnould,
Qui fait le plus joli glou glou, (bis)
Eh bien amis ! buvons un coup,
A la santé de Saint-Arnould,

Oui, nos grands docteurs sont raison,
Le vin convient aux invalides,
A nous la bière de saison,
Dont les estomacs sont solides,
Peste soit des petits goulots,
Qui font languir mal à propos,

Avec de grands pots,
On verse à grands flots,
Cette bonne liqueur,
Qui réjouit le cœur,
C’est la boisson de Saint-Arnould,
Qui fait le plus joli glou glou, (bis)
Eh bien amis, buvons un coup,
A la santé de Saint-Arnould,

Laissons aux Picards, aux Normands,
Le cidre qui donne la foire !
Pour nos gros estomacs flamands,
La bière est bien meilleure à boire,
Or donc, trinquons et que le son,
De nos verres plein de boisson,

Chante à l’unisson,
Avec ma chanson,
Cette bonne liqueur,
Qui ranime le cœur,
C’est la boisson de Saint-Arnould
Qui fait pour nous glou glou, (bis)
Amis buvons encore un coup,
A la santé de Saint-Arnould.

11/09/2007

Bière et chanson 3 - La Bière de Saison

La Bière de Saison  (par Jacques Bertrand) 1861

(air ; N’ayant du trône…)

Boire à longs traits une bière vermeille,
C’est le moyen de bannir les soucis,
Que l’on est bien à l’ombre d’une treille,
Buvant, chantant les refrains du pays,
Quand sur mon verre, une mousse blanchette,
En pétillant m’inspire une chanson
En vrais buveurs, détestant la piquette,  *

J’aime à chanter la bière de saison.  *     
  

Brassée en mars, cette bière limpide,
Nous rafraîchit pendant les jours d’été,
Un damoiseau par elle est intrépide,
Pour attaquer et vaincre la beauté,
Plus d’un amant, trompé par sa maîtresse,
Sait en buvant oublier le tendron,
Car mes amis, pour bannir la tristesse,  *

Non, rien ne vaut la bière de saison.  *  

J’ai de l’amour savouré les délices,
Plus d’une belle a captivé mon cœur,
Tous ces plaisirs sont hélas ! bien factices,
Et je les fuis pour me faire buveur,
Le dieu Bacchus à table nous convie,
Versez amis, remplissez mon flacon,
Buvons, buvons pour embellir la vie,    *

Non, rien ne vaut la bière de saison     *

Mes bons amis, pour imiter nos pères,
Faisons entendre au loin nos chants joyeux,
Comme eux, cherchons dans le fond de nos verres,
Le vrai moyen d’être toujours heureux,
Soutiens ma voix, bière quand je te chante,
Soutiens mon bras quand je tiens mon flacon,
Versez amis si la vie est charmante,    *

C’est en buvant la bière de saison      *  

* bis pour les 2 derniers vers

Les plus attentifs auront remarqués que l'air de la "Marche des Etudiants" convient également. 

 

23:18 Écrit par gode dans bière et chanson | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biere, chanson |  Facebook |

Bière et chanson 2 - Le Père Faro

Le Père Faro (paroles et musique d’Antoine Clesse)

Je suis le Père Faro !
Mon verre est plein, ma pipe est bonne,
Vive la bière, au diable l’eau !
Je suis content et rond comme une tonne :
Je suis le Père Faro (bis)
Je suis content et rond comme une tonne !
Au diable l’eau :
Je suis Père Faro

Mon père ne savait pas lire :
Brave homme, il chérissait son fils !
Il me fit instruire gratis ,
Mais enfin, il me fit instruire…
Ah ! Comme il chérissait son fils !
Par l’ordre et par l’économie,
D’ouvrier je devins bourgeois,
Et, bonhomme comme autrefois,
Le bon sens, voilà mon génie ! 

Refrain

Sous mon épaisse corpulence,
Fils du peuple j’ai le cœur fier
J’ai su gagner la croix de fer
Jadis pour notre indépendance !
J’ai su gagner la croix de fer.
Mon cœur bat et mon œil rayonne
Lorsque je vois nos trois couleurs :
Oui, mais je sens couler mes pleurs
Lorsque j’entends la Brabançonne !

Refrain

Bon ! voilà que je m ‘émancipe
Au souvenir national !
Ca fait plus de bien que de mal,
Remplissons ma pinte et ma pipe !
Ca fait plus de bien que de mal.
La pipe et la bière écumante
Viennent exalter mes esprits…
Tant mieux ! je sens quand je suis gris
Mon ardeur de mil-huit-cent-tente ! 

Refrain

Il part, la rue est solitaire
Notre buveur allait bon train
Quand une femme dit « j’ai faim !
Pitié Monsieur pour une mère
O, Monsieur mes enfants ont faim »
Père faro suspend sa course
Et lui donne tout son argent
Il s’éloigne et dit en marchand
Le cœur léger comme la bourse

Je suis le Père Faro,
Comme à présent ma pipe est bonne
Vive la bière, au diable l’eau
Je suis content et rond comme une tonne
Je suis le Père Faro (bis)
Je suis content et rond comme une tonne
Au diable l’eau,
Je suis le Père Faro

 

(Chant retrouvé dans Le Moniteur de la Brasserie du 26 juin 1859)

16:49 Écrit par gode dans bière et chanson | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biere chanson |  Facebook |

10/09/2007

Bière et chanson 1 - La Bière

Les prochains posts seront consacrés à la bière dans la chanson. Pas le répertoire du Grand-Jojo, rassurez-vous, mais des chants anciens parfois connus, mais plus souvent oubliés. Il est d'ailleurs singulier de constater que, alors que guindaille (voire beuverie) est synonyme de bière dans l'esprit de beaucoup, la grosse majorité des vieilles chansons à boire qui nous sont parvenues ont pour thème ... le vin.

Impossible de ne pas commencer par "la Bière" composée et écrite par le montois Antoine Clesse (30.05.1816 - 09.03.1889), régulièrement chantée par tout étudiant guindailleur qui se respecte.

La Bière 

Elle a vraiment d'une bière flamande
L'air avenant, l'éclat et la douceur.
Joyeux Wallons, elle nous affriande
Et le Faro trouve en elle une sœur

À plein verre, mes bons amis,
En la buvant, il faut chanter la bière
À plein verre, mes bons amis,
Il faut chanter la bière du pays.

Voyez là-bas la kermesse en délire:
Les pots sont pleins, jouez ménétriers!
Quels jeux bruyants et quels éclats de rire!
Ce sont encor des Flamands de Teniers!,

Refrain

Aux souverains, portant tout haut leurs plaintes,
Bourgeois jaloux des droits de la cité,
Nos francs aïeux, tout en vidant leur pinte,
Fondaient les arts avec la liberté.

Refrain

Quand leurs tribuns, à l'attitude altière,
Faisaient sonner le tocsin des beffrois,
Tous ces fumeurs, tous ces buveurs de bière,
Savaient combattre et mourir pour leurs droits

Refrain

Belges, chantons à ce refrain à boire!
Peintres, guerriers qui nous illustrent tous,
Géants couchés dans leur linceul de gloire,
Vont se lever, pour redire avec nous

Refrain

Salut à toi, bière limpide et blonde!
Je tiens mon verre, et le bonheur en main
Ah! J'en voudrais verser à tout le monde,
Pour le bonheur de tout le genre humain

Refrain

 

23:42 Écrit par gode dans bière et chanson | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biere, chanson |  Facebook |

05/09/2007

Quand bière rime avec caractère

L'événement brassicole buxellois à ne pas manquer, c'est ce week-end. Ce n'est pas à la Grand-Place, il y aura beaucoup moins de monde et la presse se fera probablement très discrète sur le sujet, et pourtant c'est là que le véritable amateur de bière doit se rendre. Amateur d'oktoberfeest, passez votre chemin, ici, c'est le haut du panier en matière de bière belge (j'avoue ne pas connaître les brasseries étrangères présentes, mais faisons confiance aux organisateurs).

Pas de brasserie industrielle, que des artisans qui travaillent des matières premières de qualité et nous sortent des bières amères ou acides à des lieues des bières sucrées, fruitées ou épicées à outrance qu'on tente de nous imposer. Ca sent bon le houblon. Près de 70 bières seront proposées à vos papilles, il faudra faire des choix douloureux. Mais je me permet quand même de vous conseiller de goûter la Rédor pils de chez Dupont afin de juger le gouffre qui sépare une pils artisanale d'une industrielle.  

Festival Bruxellensis
Glacières de St-Gilles (rue de la Glacière 18)
samedi de 12 à 23, dimanche de 12 à 21.
plus d'infos sur http://www.festivalbruxellensis.be/

brux

L'entrée est libre. Vous devez acheter votre verre de 15 cc (3€ et qui reste votre propriété) et les jetons sont à 1,2€.

 

 

10:44 Écrit par gode dans bière | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/01/2007

le tram 33 rentre au dépôt

Un ambrasmoêker prétend qu'il dispose des droits sur le nom tram 33. Afin d'éviter toute confrontation aussi inutile que coûteuse, le blog va être rebaptisé "Jef, de flech es af" dans les jours qui viennent. Quant à mon linkoêt, la prochaine fois, qu'il envoie directement un mail plutôt que de laisser un message sur un post vieux de 2 ans. Mais c'était risquer de reçevoir une réponse. Rendez-vous ici ; http://jef-de-flech-es-af.skynetblogs.be

13:39 Écrit par gode dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

12/01/2007

In den auden olephant

olephantElle est connue, cette enseigne de pierre de la petite rue de la Violette. Pourtant, pour de nombreux ouvrages sur Bruxelles, son origine semble être perdue, estaminet, restaurant...? En fouillant dans de vieux bouquins, j'ai trouvé une publicité pour un fabriquant de chocolat "A l'Elephant". Le rapport? Ce fabriquant de chocolat était installé aux 19, 21 et 21bis de la rue de Chapeliers soit à l'arrière (ou à l'avant selon l'époque probablement) de notre fameuse enseigne. Cette publicité de 1875 nous apprend aussi que la maison a été fondée en 1700. Le chocolatier a t-il placé l'enseigne, ou a t-il baptisé son commerce du nom d'une enseigne existante, mystère (et boule de gomme, c'est de circonstance). De là à faire le lien avec une autre marque de chocolat à l'éléphant, il y a un pas que je ne franchirais pas (quoique, si on pouvais établir que Charles Neuhaus a repris l'Eléphant, vu que c'est lui qui a déposé la marque côte d'or en 1883...)

12:59 Écrit par gode dans Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bruxelles, chocolat |  Facebook |

15/12/2006

Belgique est et ne sera plus?

Ce n'est pas et ce ne sera pas une habitude, mais la pétition pour soutenir les journalistes de la RTBF est ici :http://www.petitiononline.com/rtbf1312/

22:41 Écrit par gode dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/10/2006

Pajottenland 1

Un copain m'a demandé si je n'avais pas l'une ou l'autre adresse dans le Pajottenland qui serait un prétexte de ballade gourmande en dehors de Bruxelles. Evidement que j'en ai des adresses. Pajottenland c'est le pays des lambics et qui pense lambic l'imagine accompagné d'une épaisse tartine au fromage blanc ou au jambon de ferme. Direction donc la "perle du Pajottenland"; Gooik.

Arrêt chez De Cam. D'un côté un assembleur de lambics, de l'autre un estaminet et même un musée des instruments de musique. Va pour l'estaminet.

Salle assez vaste, décorée de vieux jeux populaires, la carte se décline en brabançon et en néerlandais.

decam  decam2
Une "tartine" au boerenesp (XXL pour 11€) accompagné d'une gueuze De Cam (75 cc 5,5 €) pour bien commencer la journée et direction l'étape suivante.
De Cam, Dorpstraat 67a

Etape suivante, étape manquée. In de Haas était fermé à mon grand désespoir. Il faut dire que c'est un des rares endroits où l'on trouve du lambic Boon.

Direction le fief des Hanssens, Dworp. Nous négligerons les établissements "du bas"  pour remonter le Molenveld. Là haut, à gauche, un minuscule établissement "Welkom".

welkom

Endroit à visiter absolument et rapidement. Bar en bois clair, murs "marbrés", sol carrelé, la décoration date de 1938. Seul le tic-tac de l'horloge et le bruit des aiguilles à tricoter de la patronne brisent le silence ambiant (nous étions les seuls clients). La dame est dans son café depuis 55 ans!! et va toujours chercher les bouteilles de gueuze et de kriek à la cave au moment de la commande, comme avant. Les prix aussi sont "comme avant" d'ailleurs, 2€ pour un verre de gueuze (33cc) Hanssens.

Welkom, Molenveld 1

Dans le même village, la Guildenhuis avait bien peu de charme du coup.

La suite (In de Rare Vos, Drie Fonteinen, In de Oude Pruim etc..) plus tard.

13:48 Écrit par gode dans bonnes adresses | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/08/2006

Du chocolat, en veux-tu, en voilà.

J'aime le chocolat, ce n'est pas un secret, mais le bon, le très bon chocolat. Direction Brugmann. Pas l'hôpital suite à une sévère indigestion, mais un peu plus loin, où on m'a signalé une adresse qui devrait me plaire. Comme je l'ai déjà expliqué, j'aime le contact avec l'artisan. Premier passage dans la rue, ça commence bien, pas de trace d'une boutique. En y regardant de plus près, un panneau signale que le magasin est ouvert. La façade ne propose qu'une entrée cochère et une autre particulière. Bon, on sonne quand même. La porte s'ouvre et une odeur de chocolat vient déjà me titiller les narines. Au fond du couloir, des présentoirs, des pralines et surtout la maîtresse des lieux.

On se retrouve dans l'antre de Martine Jamart. Ancienne prof de math (heurk!), elle a un jour décidé de mettre sur le marché les meilleurs chocolats qui soient et ce à un prix défiant toute concurrence.

Ici, comme elle le dit, pas de crasses, que des produits de première qualité, les produits laitiers viennent d'ailleurs directement de la ferme.

Que dire des chocolats, c'est du pur bonheur, même s'ils me semblent un peu plus complexes que ce que j'ai l'habitude de goûter.

Pour les accompagner, une Rochefort 10 est idéale.

Reste à donner l'adresse, que vous puissiez vous rendre compte par vous-même ;

JAMART Chocolatier

Avenue Rommelaere 49, 1020 Bruxelles

02.4784389, fax 02.4783065

Boutique à la fabrique ouverte aux particuliers du lundi au vendredi de 0900 à 1800 heures. Samedi de 0900 à 1300 heures.

Et pour se donner l'eau à la bouche ; www.jamartchocolatier.be

L'ensemble des chocolats y est présenté.

12:48 Écrit par gode dans bonnes adresses | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : chocolat |  Facebook |

18/05/2006

Au programme

Au programme des prochains post et dans le désordre :

- les résultats du "laboratoire culinaire" avec une déclinaison du foie de veau à la Vénitienne et un accompagnement original pour le fromage.

- une visite chez un chocolatier et la dégustation des produits, il faut bien de quelqu'un se sacrifie.

- le nouveau Vieux Spijtigen Duivel, pas si désastreux que je ne le craignais.

- un peu de BD, en bruxellois évidement.

- des nouvelles du Plateau du Berger.

etc, etc, etc...

 

17:46 Écrit par gode | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

South Park

 

Ca c'est moi vu par Manu en version South Park.

C'est assez ressemblant, surtout les rondeurs

Le site est ici http://www.radins.com/linker.php?id=5092

17:36 Écrit par gode | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Il y a zinneke et zinneke

On a beaucoup entendu ce mot le week-end dernier, il n'est sans doute pas inutile de le définir. Le zinneke est un batard, dans le sens canin du terme. Lisons ce qu'en dit Curtio (alias de George Garnir 1868-1939) .

"Ce mot,..., désigne l'infortuné toutou qui n'a été qu'incomplètement noyé dans la Senne par les ketjes qui s'étaient donné mission de lui ôter la vie. C'est le triste et bon stroetluuper abandonné de tous, l'échine meurtrie de coups de pieds qui lui ont été lancés d'une main sûre, le solitaire stroetluuper étonné de tant souffir...".

Le zinneke peut aussi être appellé "straton", qu'une oreille exercée aura reconnu comme étant la francisation (hein fieu) de "straat hond".

Le zinneke aura ensuite désigné le fruit des amours entre bruxellois et personnes d'origine étrangère (lire "autre que bruxelloise") et par extension les personnes vivant depuis longtemps à Bruxelles sans y être nées.

Signalons enfin que la Zinneke est (était devrais-je écrire) la Petite Senne, qui rejoignait la Senne (Zenne) aux environs de l'actuelle place Anneessens.

17:30 Écrit par gode dans Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/05/2006

Des p'tits os, des p'tits os, encore des p'tits os

Le resto grec, ses dieux en platre, son sirtaki, ses assiettes qui volent. Ici, rien de tout cela. Un resto c'est fait pour y manger, bien si possible, sans se faire fusiller à l'addition.

C'est le cas chez Anesti, pas de chichis, une carte sans surprise, une qualité de viande qui ne suscite pas le moindre reproche, des portions tout à fait suffisantes même pour les gros appétits, et des suggestions de vins (grecs) du moment à 10 ou 12 € la bouteille. Le public ne s'y trompe pas, et il est difficile d'avoir une table sans avoir réservé.

Bref, un adresse idéale pour le resto pas cher d'où l'on ressort rassasié.

Anesti se décline en 2 établissements quasiment voisins. Les Petits Os (027051004) au 918 chaussée de Louvain (c'est celui dont je viens de vous parler), et Pitta-Grill au 922 de la même chaussée de Louvain (027265600).

Un site pour les 2 maisons ; www.pittagrill.be

 

Mise à Jour J'oubliais de vous conseiller la salade de poulpe en entrée, un régal.

17:50 Écrit par gode dans resto | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

20/03/2006

Tiens, voilà du boudin...

La présentation du nouveau livre de Georges Lebouc sur le boire et manger bruxellois au musée schaerbeekois de la bière et surtout la dégustation de bloempanch qui a suivi est l'occasion de revenir sur cette spécialité toute bruxelloise.

Le bloempanch est du boudin sans en être, car s'il est effectivement préparé avec du sang, comme le boudin noir, la farine de sarrasin et le lard gras entrent également dans sa composition. Le diamètre est également beaucoup plus important que celui d'un boudin, car traditionnellement, on se servait de vessies et non de boyaux pour le confectionner. 

Le Bloempanch a donné son nom à une impasse aujourd'hui disparue, de la rue Haute. Le Bloempanchgang est devenu la rue de l'Abricotier (à côté de la nouvelle entrée des ambulances à St-Pierre).

Le bloempanch, également appelé "Bufsteik mi rooite" ou "jambon du congo" se consomme froid (avec de la moutarde), ou poëllé avec des pommes.

Le bloempanch a ses défenseurs, l'Ordre du Bloempanch et l'Ordre a son site internet ; http://www.bloempanch.be

 

Dernière chose, une bonne adresse pour s'en procurer, la boucherie-charcuterie à la place Bremer à Schaerbeek (à deux pas de la place Dailly). 

 

15:07 Écrit par gode dans Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/03/2006

Nettoyage de printemps

Un peu en avance, mais pour une fois que j'arrive à accéder à mon propre blog, autant en profiter (mon PC ne veut plus. Sais pas pourquoi). Exit donc les posts sur mes bonnes adresses aujourd'hui fermées (je suis toujours à la recherche d'un chocolatier (nan, pas au Sablon, j'en veux un qui travaille dans son atelier, pas dans son bureau) et un charcutier (sans devoir me taper les Ardennes, ça j'ai déjà merci) et sur les activités de l'année de la bière.

Une bonne nouvelle quand même, l'Auberge des Chapeliers a fermé. C'était devenu du foutage de gueule depuis que cela avait été repris, pas de regrets quand ce genre de gargotte immonde disparait.

23:36 Écrit par gode | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Maison de la BD

Premier post depuis longtemps, mais une (toute) petite exclu, les premières photos de la Maison de la BD qui ouvre ses portes ce 2 mars.
 
La Maison de la BD est née sur les cendres du défunt musée Jijé, mais si les dimensions de l'endroit sont beaucoup plus modestes que les locaux de la rue du Houblon, la qualité des pièces exposées compense la quantité. Il y a ici un véritable concentré de trésors BDesques provenant de l'école de Marcinelle (Jijé bien évidement, mais aussi, Franquin, Morris, Will, Sirius, Tilleux etc...).
 
La galerie est complétée par un coin où les enfants peuvent dessiner  et par une librairie.
 
La Maison de la BD
Boulevard de l'Impératrice 1
 
Les infos sont sur www.jije.org

 

 

 

23:11 Écrit par gode dans bonnes adresses | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/10/2005

Je porte la poisse...

Ou alors, ils le font exprès.
Après mon charcutier (Landuyt), un musée (le musée Jijé), un estaminet (Le Spijtigen Duivel), voilà que c'est mon chocolatier (Laubach) qui met la clé sous le paillasson.
Une semi-retraite dans le sud de la France et un projet de chocolaterie au Japon ont été préférés à la satisfaction des gourmands palais bruxellois. Souhaitons leurs bon vent.

17:53 Écrit par gode | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

18/10/2005

Belge et Bière de l'être

En cette année de la bière et du 175ème anniversaire de la Belgique, la tentation était grande de réunir les deux au sein d'une exposition. C'est ainsi que le Musée Schaerbeekois de la Bière propose jusqu'au 10 décembre 05, une exposition sur l'histoire de la Belgique à travers ses bières.
De la Gauloise à la première année de la bière en passant par la Godefroy, la Duchesse de Bourgogne ou encore la Napoléon, sans oublier les peintres, écrivains et autres auteurs de BD, une centaine de bouteilles et d'objets brassicoles divers ponctuent l'histoire de notre petit pays depuis l'antiquité.
 L'exposition est accessible durant les heures d'ouvertures normales du musée, soit le mercredi et le samedi de 14 à 18 heures, ainsi que lors de nocturnes les 10 novembre et 8 décembre de 17 à 21h30.
Voir aussi ; http://users.skynet.be/museedelabiere
 
 

19:42 Écrit par gode | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/06/2005

Bruxellitude

Wa d'es da? Rien d'autre qu'un petit jeu qui permet d'évaluer sa connaissance de Bruxelles en 100 questions, dans le Zone02 de cette semaine.
Résultat personnel, 75/100, ce qui fait de moi un "ekte".
Résultat mitigé quand même. Je devrais plus m'intéresser à la politique (beurk) et sortir dans des endroits "branchés" plutôt que simplement sympa.
Parmis les personnalités qui se sont prêtées au petit jeu, c'est Evelyne Huytebroeck qui a remporté la palme devant Freddy Thielemans, pfff.
Bon, qui s'y colle?

12:19 Écrit par gode | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/05/2005

Ils arrivent!

 

Qui ? Les maatjes bien sûr.

Mais c’est quoi un maatje ? Un hareng ? Gagné.

Mais c’est un peu plus compliqué. Le hareng passe l’hiver en eaux profondes. Au printemps, il remonte à la surface et se nourrit abondement de plancton, préparant ainsi sa prochaine reproduction. On va donc pêcher le hareng lorsqu’il est le plus gras, avant la période de reproduction (maatje vient de maagd, qui signifie vierge), puis le mettre en caque.

En quoi? En caque. La caque est une méthode de conservation dont l’invention est revendiquée par les Ostendais et qui remonte au moins au XIVème. On extrait les branchies et une partie des viscères par les joues (kaak) du hareng, puis celui ci va être mis en barrique avec du sel. Au contact du sel, une glande va libérer une substance qui va provoquer la maturation et le goût particulier du maatje.

 


20:33 Écrit par gode | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/05/2005

musée schaerbeekois de la bière 2

Pour les amateurs, le site du musée schaerbeekois de... pardon van t'schoerbeîks beemusee a été traduit en brussels vloms.
Et ce dimanche, se tient le premier concours de mijole.
Une mijole est un bac en bois, dont la partie supérieure est inclinée, perçée d'un trou.en son milieu. Ce jeu trouverait son origine chez les maraichers qui y jouaient au début de siècle dernier dans les bacs qui servaient à couper les épinards (c'est la seule version portée à ma connaissance, donc non recoupée).
Le joueur se tient à 2,50 m de la mijole.
La partie se joue en 6 lancés de 6 jetons par joueur.
Après le lancé des 6 jetons, chaque jeton qui est dans le trou est
comptabilisé  3 points,  ceux qui touchent la ligne transversale 2
points, ceux qui sont dans le bac 1 points et ceux qui sont hors du bac
moins 1 point. Soit pour 1 lancé de -6 à +18 points.
Le vainqueur est celui qui totalise le plus de points après 6 lancés.

23:18 Écrit par gode dans Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/05/2005

Il y a 170 ans, le train...

Malgré la pluie, c'était un jour de fête à Bruxelles le 5 mai 1835. Pour la première fois sur le continent, deux villes allaient être reliées par voie ferrée, Bruxelles et Malines.
La première gare bruxelloise était à l'Allée Verte, et le tout Bruxelles y était réuni pour assister au départ de trois convois. Présence royale, fanfares, coups de canons, foule dense, tout était réuni pour ce jour historique. Les départs des convois étaient séparés d'une heure, pour éviter les accidents. La Stephenson (son concepteur était aussi de la partie), la Flèche et l'Elephant étaient les remorqueurs chargés de tracté les wagons chargés de 500 invités par convoi.
Histoire de Belgique ou histoire belge, évidement, tout ne s'est pas passé comme prévu.
La gare de Malines était à proximité immédiate du canal. Le machiniste de la seconde motrice, la Flèche (ils étaient tous anglais, c'est déjà ça...) s'est trompé dans ses commandes et au lieu de réduire la pression l'a augmentée. Et devait arriver que qui arriva, la loco dépassa la gare et dévala le talus pour finir dans le canal. Les machnistes s'en tireront avec un bain forcé, les passagers ne se seront probablement rendu compte de rien, mais beaucoup d'entre eux ne voulurent pas refaire le trajet de retour en train. Le charoi disponible à Malines fût donc réquisitionné pour ramener ces braves gens à Bruxelles, qui connu un de ses premiers....embouteillage. C'est beau le progrès.


01:00 Écrit par gode dans Bruxelles | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

04/04/2005

recette ; boulets du pays d'Aubel

 Petite adaptation perso des boulets sauce lapin, en un rien plus riche peut-être :O))

Pour les boulets

1 kg de haché

2 oignons

2 échalotes

1 à 2 gousses d’ail selon le goût

La mie de 2 tranches de pain

2 jaunes d’œuf

sel, poivre, noix de muscade

 

Pour la sauce,

200 gr de lard fumé

3 oignons

8 pruneaux marinés dans du genièvre

2 cuillères à soupe de sirop de Liège

2 dl de bouillon (poule ou légumes)

thym, laurier, 1 clou de girofle, sel poivre 

1 bouteille de Hervoise ou de Fagnarde brune

éventuellement, un peu de farine pour lier

 

Emincer les oignons, les échalotes, et l’ail.

Emietter le pain.

Mélanger les ingrédients des boulets dans un saladier jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène.

Confectionner des boulets de 60-70 grammes environ.

Les mettre dans un plat allant au four et cuire 2x 30 minutes dans un four préchauffé à 140°

 

Pendant ce temps,

Emincer l’oignon, découenner le lard et le couper en lardons.

Faire suer les oignons dans un peu d’huile ou du beurre. Ils doivent devenir transparents.

Dans une poêle, fait brunir les lardons, jeter le surplus de graisse.

Ajouter les lardons aux oignons, le sirop de liège, le bouillon, les pruneaux marinés avec le liquide, le thym, le laurier et le clou de girofle, et une demi-bouteille de bière.

Laisser cuire à couvert une vingtaine de minutes à feu doux.

Après cela, ajouter le reste de bière, rectifier l’assaisonnement (sel, poivre), et saupoudrer d’un peu de farine si la sauce est trop liquide.

Poursuivre la cuisson quelques minutes et réserver.

Lorsque les boulets ont prêts, les ajouter à la sauce, et donner un petit coup de chaleur avant de servir.

 


23:14 Écrit par gode dans recettes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |